Jeu de piste à Noël

Voici l’histoire d’une famille innue, publiée en décembre 2018 dans le journal Manon (éd.Milan)

Les Innus vivent sur la rive Nord du fleuve Saint-Laurent au Québec. C’est à l’origine, bien avant l’arrivée des Européens, un peuple de chasseurs-pêcheurs-cueilleurs. Ils fabriquaient tout eux-mêmes (tentes, canots, vêtements, traîneaux, arcs, raquettes…) sans jamais rien gâcher, essentiellement à partir des arbres et des produits de leur chasse (surtout le caribou).

Sans surprise, les colons européens les ont installés dans des réserves. Certains Innus vivent encore sous tentes, été comme hiver, à la façon de leurs ancêtres. Différentes des tipis, les tentes innus sont rectangulaires, recouvertes de toiles blanches ou de peaux. Leur sol est tapissé de branches d’épinettes et un petit poêle en forme de pavé surmonté d’un tuyau chauffe l’intérieur.

Les Européens ont soumis plusieurs générations d’enfants innus à l’abandon de leur langue et de leurs traditions, en les envoyant plusieurs années en internat où ils ont été évangélisés et forcés à apprendre le français. Beaucoup de jeunes y ont été humiliés.

Une femme innue mène un combat remarquable pour la survie de la langue, des traditions et le respect des terres ancestrales, il s’agit d’Evelyne Saint-Onge que je remercie, ainsi que ceux qui l’entourent dans cette tâche. C’est grâce aux documents qu’elle a créés et mis à la portée de tous que j’ai pu écrire cette histoire. De nombreuses vidéos parlent ici des traditions de ce peuple vivant en harmonie avec la nature : http://www.nametauinnu.ca

Sans le savoir, tous les petits Français et francophones connaissent un mot innu : TOBOGGAN . Avant extension, ce nom désigne une grande luge glissant sur une piste qu’on utilise en plein hiver.

Une photo, père Noël !

Dans la vie, faut du culot !

J’adore le loup dessiné par GLEN CHAPRON, parce qu’il incarne le culot et la mauvaise foi à lui tout seul : il a fait ce que personne n’ose imaginer, monter sur des skis et aller déranger le père Noël pendant ses préparatifs, dans son chalet secret… Tout ça, pour une photo dédicacée ! Comme quoi, là où y’a pas d’audace, y’a de l’ennui. La prochaine fois, le loup, je l’envoie à l’Elysée, tiens.

Les flocons magiques

On a toujours besoin d’un plus petit que soi

Les illustrations d’Aurélie Guillerey me rappellent celles des livres édités par les Deux Coqs d’Or, dans les années 70. Les joues roses des poupées russes aussi. Il n’y a pas d’histoire de cadeaux dans ce conte de Noël, mais celle d’un voyage vécu par trois enfants à qui on a confié quelque chose de très important… La plus jeune des trois est toute petite, mais elle est très courageuse. Au milieu des doutes et des embûches, elle saura faire de la nature son amie.

 Les flocons magiques font partie de la collection Milan Poche Benjamin.